Nostalgie.
Ma vie, mon histoire, mon rêve inachevé.
Le résumé de toute mon existence. Une vie à l'imparfait.
Nostalgie.
C'était mon cri du c½ur, l'agonie de mon âme entière, se
consumant lentement, emportée par le temps à la course assassine. Je
n'étais plus qu'un pantin, perdue dans les méandres de mon passé,
déambulant à travers les souvenirs d'une autre vie à l'allure d'un rêve
lointain au réveil difficile. La chaleur du soleil, la lumière miroitant
sur l'eau, la caresse des vagues contre ma peau, mes rêveries face à
l'immensité du ciel... Toute une histoire, un bout de mon être jeté dans
l'abîme du passé, quelques mots griffonés sur une page à jamais tournée.
Les images défilent, les souvenirs se bousculent alors qu'autour de moi
tout le reste se fait sombre. Comment pourrais je oublier ? Le son de ta
voix, ta présence, le contact de ta main dans la mienne... Les éclats de
rires, les sourires sans trop savoir pourquoi, les rêveries à travers la
fenêtre. Des étincelles de joie à jamais envolées, des espoirs, des
rêves vains, perdus à travers un océan de mélancolie. Nostalgie. Acrochée
à cette histoire à jamais achevée, je ne vis MAIS je suis noyée dans les flots
de cette vie à l'imparfait. Tout est finit maintenant.
A présent je marche dans cette pseudo existence sans savoir où je vais,
sans but, ni destination. Je piétine à défaut de reculer, le c½ur à
jamais resté là bas. Là bas. Deux petits mots qui résumeraient tout le
drame. Pas ici, non, là bas. La mer scintillante aux reflets bleutés, le
soleil au reflets chatoyants teintant les nuages de reflets féeriques,
le ciel constellé de nuées d'étoiles, de lueurs d'espoirs d'horizons
plus beaux. Un autre monde bien plus beau, mon « ici », cet ancien chez
moi, à jamais perdu à travers l'oubli du « là bas ».
Et toujours cette nostalgie qui me submerge, ce regret de ce petit coin
de terre où je croyais enfin goûter à l'avant goût du bonheur. Car non,
je ne reviendrai pas.
Une dernière larme glissa sur ma joue, une dernière ode à cette vie, un
ultime chant de mélancolie. Il ne me restait plus qu'à continuer à
vivre, même si je sais que rien ne sera plus comme avant. Car un bout de mon coeur est bien resté « là bas »... Mais je me dois de vivre alors je garde un bout de mon c½ur avec moi et tu es dedans pour toujours et à jamais...
Mais je ne dois plus fuir pour mon bonheur j'ai plus le droit d'en avoir peur...
A toi