Parce qu'il n'y a pas une seule fois, où j'ai oublier nos moments passés, où j'ai voulu en modifier les contours. Vous avez été les premières, et je peux certifier que vous resterez les dernières à m'avoir tant apporté surtout d'un point de vue ennuis et gros soucis. Vous connaissez tout et vous vous y êtes intéressés dès le début : vous m'avez vu dégringoler, tomber dans ce fossé imaginaire avec comme seule arme ; votre épaule à mes côtés. Et ce " On partage tout " ; gravé en moi pour ne plus jamais s'éteindre, marqué au fer rouge, avec à la sortie une cicatrice en guise de souvenirs... non, on ne pourra rien enlever de ces instants vécus ; ils en témoignent bien trop pour ça. D'ailleurs, nos engueulades ont été que fugaces, un manque d'essence, avec une station service jamais trop loin. Des erreurs de parcours ? Vraiment trop, et si grands nos éclats de rires ; même la Tour Eiffel n'a jamais eu le pouvoir et la puissance d'égaler. On s'est arrêtées devant des panneaux qui affichaient des interdictions que l'on a transgressé...parce que quelle importance ? La force on l'avait, et on l'a toujours eu. Il suffit de soirées comme celle d'hier, pour s'en rendre compte. C'est une permission , on est autorisé, voire poussé à comprendre que l'Amitié a toujours son importance, ne perd jamais de sa valeur, même lorsqu'on pense que c'est un trait en plus de tiré, un volet de fermé, un coquillage échoué.
Maintenant, viennent les " je me souviens ". C'est inévitable, chaque fois que l'on se voyait, on en rit, on en abuse, on en bouffe, comme s'ils nous donnaient toujours ces mêmes papillons - tels sont les miroirs que renvoient la nostalgie au fond : déformés, dénués de tout sens lorsqu'on tente vainement de les expliquer autour de nous. - Alors oui, je me souviens d'un de ces matins de septembre, au-dedans d'un cour de physique chimie, singulier car jour de rentrée. Il y avait justement " des nouveaux " qui pleuvaient dans notre jolie petite salle du deuxième étage qu'on rejoignait par l'escalier en colimaçon , et personne n'osait aller les voir : - bien trop renfermés et peu sociables pour ça -. Je me souviens même que, dans un coin de la pièce, une petite miss s'appuyait, à l'aise, contre le mur bleu mais usé, son sac posé sur la chaise d'à côté. Elle était seule oui, mais semblait n'avoir besoin de rien... et malgré cette présence solitaire et silencieuse, je restais, baignant d'intrigue, la regardant du coin de l'½il. Une fine allure de pétasse, de cheveux bouclé et brun d'enfant ... tout cela n'avait rien d'anodin, et aujourd'hui je le dis : j'avais raison de lui porter tant d'importance... le monde a ainsi tourné, je ne me suis finalement pas plus intéressée à elle - la place avait déjà été prise par Solenne (une amie fidèle, à qui j'ai confie ma vie), qui partageait la même passion fin je croyait et envisageait même, dans un futur lointain, de construire avec elle, une amitié durable -. De mon côté, je me suis attachée à une certaine fille qui me correspondait davantage à cette époque-là. Une fille un peu trop déchue pour être quelqu'un de bien, un peu trop extravertie pour ne rien cacher derrière sa franchise et sa folie... et tournera encore ce temps jusqu'à l'impasse la plus belle mais la plus difficile de ma vie. Notre trio s'est alors transformé en un groupe solide et unis par un je-ne-sais-quoi qui flottait dans l'air - je vais donner des noms : linou, sisou, douhdouh, poussin, titi, ninie caro deb julie jenny lily et plein d'autres...enfin moi. Voilà, nous nous étions enfin trouvées, sans avoir eu à se forcer ; c'était quelque chose qui fonctionnait.
Malgré cela, j'étais prisonnière. Prisonnière d'un lien qui m'empêchait de voir au-delà de simples relations saines. Il m'était interdit de les appeler " amies ", interdit de les voir aujourd'hui parce qu'on est plus amis parce que je ne suis plus dans leur vie et eux ne sont plus dans la mienne
Je m'emporte au moindre reproche, hurle silencieusement que l'on me délivre de cette spirale... je me tue lentement, et cette liberté que l'on ne me laissait pas, cette emprise illégale, cette destruction intérieure, avaient de tristes répercutions sur mon état de santé...oui, c'est là que tout à véritablement commencé.
Merci pour tout ça, pour ces moments de bonheur. Mon état actuel, - bien qu'il ne soit que passif et instable - je vous le dois plus que n'importe quoi d'autre. Mes rires et la gaité qui m'a habité hier soir, de même. Vous faites de mon être, quelque chose de lumineux, une personne à part entière, qui décide chaque fois un peu plus, de se raccrocher à une branche afin de poursuivre son chemin. Je sais combien vous vivez toutes des moments difficiles, et plus que tout je suis là, si besoin !...sachez que je n'imagine pas mon existence sans vous. Vous m'apportez chacuns, quelque chose de différent, mais de primordial pour me permettre d'avancer. Il n'y a pas un moment où j'oublie de parler de Vous, lorsque le sujet de l'Amitié est évoqué, peu importe de quelle façon, ni comment cela débute. Pas une seule fois où je vous oublie, pas une seule fois où je ne pense pas à vous... Vous êtes dans mon c½ur, dans chacun de mes sourires. Nos chemins ne se sont pas croisés par hasard, ce n'était qu'une évidence.
Je me sens quelque peu délaissée mais ça va aller (à mes amis passés, présents et à venir vous me manqués à mon amour à ma famille et à mon c½ur on va y arriver on va avancer)